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Le brochet aux leurres souples

L'utilisation des leurres souples est une technique de pêche qui nous est venue des Etats-Unis un peu avant 1980.

L’effet de surprise (comment peut-on prendre des poissons avec des morceaux de plastique de formes et de couleurs bizarres ?) passé à l'arrivée des leurres souples, les Français ont vite adopté cette méthode. Les pêcheurs de sandre s’en sont rapidement appropriés. D’autres se sont aperçu que ces drôles de machins, travaillés de manière différente, pouvaient se montrer efficaces pour la recherche du brochet. Une multitude de leurres est aujourd'hui disponible sur le marché. Certains jouent essentiellement sur les vibrations émises (virgules, twist, etc.), d’autres associent vibrations et aspect visuel (Vitala, imitation d'écrevisses, etc.).

Stratégie

Les leurres souples, utilisables toute l’année (sauf bien entendu durant la période de fermeture spécifique), permettent de pratiquer dans tous les types d’eau en adaptant le plombage aux conditions du moment. Autre avantage : ces leurres sont bon marché et en posséder une collection n’est pas problématique et, avec eux, bien des pêcheurs s’autorisent des audaces qu’ils se refusent, à tort certainement, mais cela est une autre affaire, avec des leurres beaucoup plus onéreux à l’achat.

Le nombre de leurres souples disponibles sur le marché permet de changer fréquemment de forme, couleur, et dimension. Simples ou complexes, les montages possibles permettent de s’adapter à toutes les conditions. La seule limite d’emploi de ces engins demeure la profondeur excessive du plan d’eau ; à partir de 15 mètres il est très difficile de le sentir travailler.

Bernard BRETON

Laurent MADELON

Matériel

La taille et le poids élevés des leurres employés pour la recherche du brochet impliquent l’utilisation d’une canne dure de 2,70 à 3 m, à action de pointe. Un engin vendu pour le mort-manié convient parfaitement.

Le moulinet d’excellente qualité, fiable, possède un ratio de 5,5. La bobine contient 150 m de monofilament fluorescent d’un diamètre de 30/100.

Le bas de ligne acier d’une résistance de 5 kg a une longueur de 50 cm. Il est relié à la ligne par un émerillon n°3.

Pour le rangement, préférez les trousses aux boîtes en matière plastique. Certains solvants sont incompatibles avec des composés utilisés pour fabriquer le plastique dur et parfois boîte et leurres se décolorent et se dégradent.

Un assortiment de chevrotines de 2 à 20 g est nécessaire pour lester les leurres. Pinces et bâillons ne doivent pas être oubliés si vous ne voulez pas vous blesser les mains lors du décrochage des prises.

Les leurres

Remplissant souvent les trousses des pêcheurs de sandre, les leurres souples servent également pour la recherche du brochet. Les modèles sont nombreux et le pêcheur a toujours intérêt à en posséder un bon nombre ce qui lui permet d’en changer en cas de mauvais résultats ou pour essayer autre chose. Les brochets ont vu défiler les leurres de tous genres. L’attrait d’une nouveauté, non par phénomène de mode, mais par les vibrations inédites provoquées peut inciter un brochet jusque là peu réceptif à attaquer. Les principales différences observées pour la pêche de ces deux poissons résident à la fois dans les tailles et l’animation à donner aux leurres. Pour le brochet qui nous intéresse ici, des tailles de 10 à 12 CM semblent constituer un minimum et n’hésitez jamais à les troquer pour des engins de 15 à 20 cm !

Les leurres souples, plombés en tête sont armés d’un hameçon à tige longue

Bernard BRETON

Nous avons classé les innombrables leurres présents sur le marché en trois familles selon leurs modes d’action et en évitant, tant que faire se peut, les noms commerciaux qui se recoupent d’un fabricant à l’autre. On distingue :

  • les leurres qui jouent sur les vibrations : virgules, twists et autres leurres à plusieurs queues, de couleur blanche ou phosphorescene, ornés ou non de rouge (laine ou tinsel) sur l’hameçon.

Ceux qui sont les plus anciens, mais pas les moins efficaces :

  • ceux qui jouent sur l’aspect visuel et qui tendent à imiter des proies, plus ou moins habituelles du brochet : vers, grenouilles, salamandres, écrevisses, etc.
  • les mixtes qui jouent à la fois sur les vibrations et l’aspect visuel : Shad, la série des Flex (Pisciflex, Collaflex, Doudouflex, etc.), Vitala imitation d’un poisson articulé qui permet une animation identique à celle du mort manié. La gamme de coloris permet une utilisation quel que soit le type d’eau et la luminosité, dans des tailles importantes (14 cm environ).

Le Vitala imite, dans une grande gamme de coloris, un poisson articulé

Montages

L’animation implique des montages simples, différents de ceux utilisés pour le sandre, permettant de faire “planer” le leurre.

Les têtes plombées (de 5 à 15 g) comportent un hameçon à tige suffisamment longue pour que la pointe ressorte largement en arrière. L’efficacité du ferrage s’en trouve renforcée, sans toutefois entraver la nage du poisson.

Les leurres longs de plus de 15 cm sont armés d’un second hameçon, un petit triple accroché à l’arrière du leurre et raccordé à la courbure de l’hameçon principal par un tronçon de Kevlar. Attention à ce que cet hameçon ne gêne pas la nage du leurre.

Monture Drachkovitch : conçue pour le poisson mort manié, ce système s’adapte parfaitement aux leurres souples, la tête plomée articulée permettant une gamme très large de mouvements lors de l’animation. On ajoute parfois un pompon de laine rouge sur l’hameçon situé en arrière.

Leurre loché avec plombée décalée : Le montage s’effectue comme celui d’un poisson mort. L’aiguille, introduite par la tête, ressort vers le milieu du leurre. Elle permet d’enfiler une longueur de 30 cm de Kevlar* à l’intérieur du plastique. A l’extrémité de l’empile, on accroche un hameçon triple de taille appropriée à celle du leurre. L'autre extrémité se termine par une boucle accrochée dans l’agrafe d’un émerillon lui-même fixé par un nœud sur le fil de la bobine. Une chevrotine d’un poids adapté à la profondeur et à la vitesse de courant sera pincée sur l’agrafe.

Attention : il ne faut jamais fixer la chevrotine fendue directement sur le Kevlar ce qui endommagerait le bas de ligne jusqu’à provoquer sa rupture.

*Le Kevlar est une âme d'acier enrobée d’une graine de microfils de Kevlar tissés.

Bernard BRETON

Laurent MADELON

Animation

Chaque leurre demande une animation spécifique avec cependant un point commun primordial : les leurres doivent toujours être en mouvement.

L’animation vise à faire “planer” le leurre souple au-dessus du fond. Il doit également suivre les changements de direction créés par les évolutions du scion. La canne passe d’une position haute à une autre basse et de la gauche vers la droite et vice versa bien entendu. Ces mouvements permettent de faire suivre au leurre une spirale. Dans tous les cas, l’action lente et contrôlée doit s’effectuer bannière tendue.

Les leurres de type virgule ou twist, montés sur la tête plombée se travailleront plus verticalement qu’à la normale. Pour les leurres figuratifs, la nage doit se rapprocher le plus possible de celle des espèces imitées : rappelez-vous par exemple qu’une écrevisse se déplace en marche arrière par petits bonds successifs, un ver dérive dans le courant, etc.

Les leurres de type Shad et Flex associant aux vibrations l’aspect visuel d’un poisson, doivent souvent changer de direction sur le plan horizontal. Ces leurres doivent évoluer comme un poisson blessé, animé de derniers soubresauts.

Le Vitala subit la même animation qu’un poisson mort, manié d’une manière bien plus souple et toujours lente.