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La truite aux appâts naturels

Très divers, les appâts correspondent à tout ce qui entre habituellement dans l’alimentation de la truite.

Laurent MADELON

Le montage

La nature de l’appât, son poids et son volume influent sur le montage. Le ver bien que porté par le courant est lourd, il faut en tenir compte en sous-plombant légèrement le montage. En revanche, un lest plus important s’impose avec les larves légères (patraque, porte-bois, etc.) afin de les maintenir à proximité du fond.

Quelle sera l’esche du jour ? Devant la difficulté à la déterminer à priori, il est toujours bon d’avoir sous la main plusieurs appâts. Par eaux teintées ou troubles le ver de terre est souvent roi, la teigne, la patraque ou le porte-bois sont plus efficaces par eaux claires et basses.

L’esche est fixée généralement par la queue, de manière à la blesser le moins possible, la tête demeure libre, l’appât demeure ainsi vivant et remuant. Une esche morte, pendant comme une loque, est toujours moins attractive.

L’esche est régulièrement contrôlée, ce qui permet de vérifier son état et éventuellement de confirmer une attaque. N’hésitez jamais à changer un appât en piètre état ou si vous croyez à la présence d’un poisson sur un poste.

Les appâts

La truite opportuniste consomme de nombreuses larves et insectes aquatiques ou terrestres, ce qui accroît le nombre d’appâts possibles. Elles sont rentables, surtout à partir du milieu de printemps et dans toutes les conditions d’eau.

  • Le lombric à tête noire, de bonne taille, est excellent en début de saison, surtout par eaux teintées.
  • Le ver de berge, de couleur rose, long de 6-7cm, vit en bordure des eaux et plus généralement dans les zones humides. C’est une esche de printemps, valable en eaux fraîches sur hameçon n°10 à 12;
  • Le ver de terreau mesure 4 à 5 cm, est intéressant surtout en fin de printemps. On aura pris soin de le durcir dans du marc de café, pendant quelques jours.
  • La patraque est une larve de perlidé, elle est remarquable l’été, par eaux basses sur hameçon n°14 à 16.
  • La petite bête, larve de grande éphémère, se récolte dans les fonds sablo-vaseux. Sur hameçon n°14, elle se montre excellente avant l’éclosion (mai).
  • Les porte-bois, sont nombreux et preneurs sur hameçon n°10 à 12. On les utilise généralement décortiqués, c'est-à-dire dépourvus de leur fourreau.
  • Le ver de farine installé sur un hameçon n°14, est valable essentiellement par eaux claires et basses.
  • Le gammare, ou crevette d’eau douce, nage sur le flanc, il se montre efficace en été, tôt le matin ou tard le soir, dans les petites rivières.
  • La teigne est un parasite des cadres des ruches, elle se conserve bien dans des bandes de carton ondulé et donne d’excellents résultats.
  • Le tébo, d’origine sud-américaine, est un parasite du bois, il apparaît comme une esche de qualité, tout comme les vers de bois de nos pays.

Laurent MADELON

Laurent MADELON

Les larves de hanneton (ver blanc), de noctuelle (ver gris), le turc ou tipule (moustique connu sous le nom de cousin), et bien d’autres bestioles encore se montrent efficaces. Qui n’a pas pris une truite qui semblait impossible avec une limace, une chenille ou un insecte quelconque ?

Eschage des larves : le fait de les piquer par la queue les conserve plus longtemps vivantes.