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La truite fario

La truite commune

Salmo trutta par Linné en 1766

Famille des Salmonidés

Noms locaux : fario, truite de ruisseau, bigarrée, noire, blanche, saumonnée, trouette, truchat ; truitelle, truiton (jeunes) ; troucho, troucia, truito, trotta (Midi), etc.

Noms étrangers : Forelle, Bachforelle, Waldforelle, Steinforelle, Goldforelle (Allemagne) ; trout, brown trout, river trout (Angleterre) ; trotta di fiume (Italie), etc.

Ses écailles brillent de l'éclat de l'argent et de l'or, rehaussés par les nuances vives et agréables du rubis et du saphir. Telle est la truite. Le seul animal capable, rien qu'avec son nom, de rassembler sur les bords des eaux de toute la France plus d'un million de personnes qui n'auront pas fermé l'œil la nuit précédente, rêvant aux plus belles. Ce poisson peut rendre jalouses toutes les femmes de la Terre.

Description

Le corps allongé est légèrement aplati latéralement. La tête forte se termine par une bouche largement fendue (l'angle du maxillaire atteint l'aplomb postérieur de l'œil). Les maxillaires, la langue et les os de la bouche (vomer, os palatins) portent des dents dirigées vers l’arrière. L'extrémité de la caudale est généralement droite. Le corps est couvert de petites écailles (120 à 130 sur la ligne latérale).

Coloration

La coloration brune-jaune du dos s'éclaircit sur les flancs marqués de points bruns et rouges (ces derniers sont parfois absents et parfois cerclés de blanc). Le ventre est blanc ou jaune.

Les coloris varient fortement selon les régions, les cours d'eau, les caches des poissons : le jaune-blond domine la robe des truites normandes, celles du Limousin sont sombres, celles du bassin du Rhône plus claires. Les truites franc-comtoises ont les flancs marqués de bandes sombres, etc.

Taille

Les truites des ruisseaux de montagne aux eaux froides atteignent tout juste 18 à 20 cm (80 à 100 g), alors qu'en plaine, dans les rivières larges et riches en végétation, certains sujets dépassent 60 cm et un poids de 5 à 7 kg.

Habitat

La truite de rivière se cantonne dans les eaux froides et courantes de la partie supérieure des rivières.

Mœurs

Solitaire, la truite vit dans sa cache, partout où le courant s'amortit quelque peu : proximité d'un herbier, amont ou aval d'un bloc ou de pierres, sous une berge creuse, etc. Son espace vital s'accroit avec sa taille.

Nourriture

Carnassière la truite consomme des invertébrés (crustacés, mollusques, larves d'insectes, etc.) et aussi les petits poissons (chabot, loche, vairon, truitelles, etc.) qui l'accompagnent souvent. Elle avale ses proies en entier.

Reproduction

Entre novembre et janvier, selon les régions, les adultes rejoignent, parfois après des migrations importantes, leurs sites de ponte (parties peu profondes, à fond de graviers et à courant rapide). La femelle creuse une cuvette allongée au dessus de laquelle elle émet ses ovules (environ 2 000 par kilogramme de son poids). Le mâle les féconde immédiatement. La mère recouvre sa ponte de graviers, l'abandonne et rejoint ses tenues habituelles.

Les œufs de bonne taille (5 mm de diamètre) donnent naissance, une quarantaine de jours plus tard (parfois plus si les eaux sont froides), à des alevins qui quittent la gravière petit à petit. Les jeunes demeurent dans les endroits peu profonds et rapides avant de se disperser le long du cours d'eau.

Distribution

La truite est présente dans toute la France sauf quelques départements littoraux de l'Ouest (Vendée, Loire-atlantique).

Gestion des populations

Des ouvrages complets, en différentes langues ont été consacrés à la gestion des cours d'eau salmonicoles. L'objectif recherché est d'accroître les populations de truites.

Les repeuplements ont toujours constitué la principale action des associations de pêche, ils ont montré leurs limites qui sont celles du milieu : les poissons introduits dans un milieu naturel doivent trouver rapidement une cache, sinon ils vont irrémédiablement disparaître. Les introductions de poissons sont de plus en plus fréquemment complétées ou remplacées, par des actions d'aménagement du milieu visant à augmenter la capacité d'accueil du milieu (création d'abris, nettoyage et entretien des frayères, aménagement de ruisseaux et diverticules pour les juvéniles par exemple).

Pour les soutiens de population, on préfère les poissons d'origine locale qui possèdent une meilleure résistance. L'ensemble de ces actions ne peuvent s'avérer réellement efficaces que si elles sont pensées et réalisées sur l'ensemble d'un bassin versant ou d'un réseau hydrographique et aussi en fonction de la pression de pêche (repeuplements surdensitaires en certains points). Il faut noter les efforts d’un certain nombre de pisciculteurs réunis dans un club autour d’une charte de repeuplement offrant certaines garanties (origine des sujets, soins à l’élevage, etc.).

La truite est protégée par différentes dispositions réglementaires ou législatives : périodes d'ouverture, tailles légales de capture (de 18 à 25 cm selon les rivières), limitation des prises, aménagement de systèmes de franchissement, institution de réserves, etc.

La pêche de la truite

La truite se pêche de multiples façons : à la longue canne, au toc, à l'aide d'appâts vivants, au lancer ou à la mouche. Chaque méthode a ses partisans, voire ses fanatiques. Nous n’entrerons pas dans ces débats de chapelle car chacun a bien le droit de pêcher comme il l'entend, à partir du moment où il respecte certaines règles de sportivité et aussi les poissons, les milieux et les règlements.

Les méthodes varient en fonction des saisons (à l’ouverture le vairon ou le ver sont souvent efficaces, plus tard le lancer et la mouche donneront de meilleurs résultats), de l’état des eaux, du savoir-faire du pêcheur et de ses désirs (certains ne pêchent qu’à la mouche, d’autres jamais), etc. L'astuce principale consiste à présenter son esche ou son leurre le plus naturellement, sans être vu par le poisson.

Laurent MADELON